Les soldes encouragent-elles la consommation de masse à outrance ?

Du gonflement de prix avant le jour J à la nécessité de cette pratique pour des revenus modestes ou d’un mode de consommation équitable : les SOLDES n’ont pas fini de faire couler de l’encre et encore moins la créativité !


Des pistes de réflexion dans cet article qui nous a interpelé :

https://mrmondialisation.org/soldes-le-pelerinage-annuel-a-commence/


Et si nous ralentissions ?

Drogués de l’activité, nous sommes pris au piège d’une société de consommation qui nous pousse sans cesse à faire encore et encore plus vite et à tout réussir. Entre téléphone portable, réseaux sociaux, travail et transports, nous ne savons plus vivre autrement et nous passons hélas à côté de notre vie.
Et si nous apprenions à ralentir ?
5 bonnes raisons pour célébrer cette 15ème journée internationale de la lenteur :

1. Reconnecter son mental avec son corps pour se retrouver soi-même et être plus à l’écoute de ses propres besoins ;
2. Prendre le temps d’apprécier les petits plaisirs du quotidien car la vie passe trop vite et nous ne sommes pas éternels ;
3. La vitesse n’est pas synonyme de performance ; prendre le temps de s’impliquer et de bien faire les choses est plus rentable et bénéfique à la société ;
4. Eviter le burnout (épuisement professionnel) qui peut avoir de graves répercussions sur toutes les sphères de la vie ; en Europe, 1 cas sur 2 d’absentéisme est causé par le stress chronique*. Au Québec, environ la moitié des coûts du stress pour les entreprises seraient attribuables au présentéisme, et l’autre à l’absentéisme**.
5. Casser l’isolement et créer de vrais liens durables par la rencontre non pas virtuelle, mais réelle.
L’origine de la Journée Internationale de la lenteur est Québecoise. En France, c’est aussi la fête de la musique donc une bonne occasion de flâner dans les rues, de respirer profondément, de rencontrer des gens, d’écouter de la musique en comptant les étoiles…

“Il y a plus à faire de la vie, que d’augmenter sa vitesse”,Gandhi.

Source :
*D’après un rapport de l’Agence Européenne pour la Santé et la Sécurité au Travail paru en 20096.
**Selon l’Association Canadienne des compagnies d’assurance de personnes
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Qualité de vie au travail : rendons le travail parlant !

Pour la 2e année consécutive, l’ANACT organise un concours photo sur la Qualité de vie au travail, avec pour thème « Le travail en images ». Petit clin d’œil de l’agence E&H LAB qui, depuis la fin d’année 2014, a installé une partie de son équipe dans un laboratoire d’innovation sociale situé le long du Canal Saint-Martin à Paris ; des sessions de brainstorming aux réunions clients, E&H LAB profite pleinement de deux lieux atypiques pour promouvoir un autre mode de travail et de business.

Donner du sens au travail en ouvrant les échanges

Du 15 au 19 juin 2015, le réseau Anact-Aract organise la semaine de la qualité de vie au travail (SQVT) pour la 12e année consécutive dont le thème principal cette année est « Rendons le travail parlant », avec notamment la question de l’ouverture d’espaces de discussion en entreprise, permettant de mieux discuter du travail pour mieux le concevoir et le faire évoluer. Permettre aux salariés de s’exprimer sur leur travail favorise à la fois l’efficacité, l’amélioration continue dans la perspective du Lean management, et de donner un sens au travail.

Dans cette optique, certaines entreprises ouvrent des espaces de dialogues différents, que cela soit matérialisé par un lieu qui met l’ensemble des collaborateurs à l’aise, comme ceux de l’agence E&H LAB à la Ruche ou au Comptoir Général, ou encore les salariés d’Orange ou de BNP Paribas Cardif, à la Fabrique, une salle de réunion « cosy » et décalée permettant de générer la créativité, ou que cela soit exprimé dans une manière de travailler, à l’image des réunions debout, dans un temps limité, pour être plus pointu et aller à l’essentiel.

Etre efficace grâce au Slow business

Un autre exemple :
« Lors de mon parcours, j’ai pu expérimenter que la vitesse et l’accélération étaient devenues de vrais enjeux qui s’étaient développés au détriment de l’efficacité et de la performance », déclare Éric Albert, psychiatre, spécialiste de la gestion du stress au travail. Sur le modèle du slow food, qui s’est développé dans les années 90, l’émergence d’une pensée prônant la réintroduction d’une certaine dose de lenteur dans le travail a émergé au début des années 2000. Des entreprises se sont construites sur ce modèle, à l’instar de Patagonia, sous l’impulsion d’Yvon Chouinard, et de 37Signals aux Etats-Unis, créé par Jason Fried. En prônant un management par les résultats, ces deux dirigeants ont développé des mesures d’autonomisation de leurs salariés, les ont « déscolarisés » pour les rendre responsables de la gestion de leur temps de travail. Le slow business revient à gérer les temporalités autrement, pour permettre une meilleure efficacité et prendre tous les paramètres en compte pour prendre la bonne décision au bon moment.

Sources :
- Semaine pour la Qualité de Vie au Travail, http://www.qualitedevieautravail.org/concours-photo-parlez-nous-du-travail-de-ses-realites-a-travers-la-photo/
- http://www.qualitedevieautravail.org/12e-semaine-pour-la-qualite-de-vie-au-travail-rendons-le-travail-parlant/
- Focus RH, http://www.focusrh.com/protection-sociale/stress-travail/a-la-une/en-finir-avec-le-temps-toxique-grace-au-slow-business.html
- http://smallbusiness.com/tech/jason-fried-starting-business-easy-staying-business-hard/


L’implication des collaborateurs en action

Féminisation des filières, accompagnement vers l’emploi des publics en difficulté, jeunes, seniors, personnes exclues de l’emploi, personnes en situation de handicap,… Les enjeux qui mêlent le volet social et sociétal de la RSE sont nombreux pour les entreprises qui, pour répondre à des problématiques de société, tentent d’impliquer leurs collaborateurs à travers du bénévolat, du mécénat de compétences, du tutorat ou du parrainage. A l’occasion de la semaine du développement durable, revenons sur les bonnes pratiques permettant d’engager les collaborateurs dans des programmes visant à lutter contre l’exclusion et favoriser un meilleur accès à l’emploi aux publics issus de la diversité.


Orange et le mécénat de compétences : Plus de 33 000 journées de travail mises à disposition des associations

Orange, à travers le biais de sa Fondation, propose aux salariés de s’engager dans du bénévolat, pour créer ou recréer le lien social auprès de population en difficulté (jeunes, seniors, personnes handicapées, femmes sans emploi,…) dans le monde, du mécénat de compétences en France (dispositif Temps Partiel Senior, qui permet à plus de 800 personnes en fin de carrière d’effectuer une mission à mi-temps, durant 3 ans environ, dans une association tout en restant salarié d’Orange) ou du parrainage (en 2014, 116 projets ont été proposés par les salariés et soutenus dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’accès à la culture).
Parmi les projets d’implication des collaborateurs du Groupe Orange en faveur de la diversité, il est également intéressant de noter la démarche « Capital Filles », qui permet à des lycéennes d’être suivies par une marraine. Celle-ci l’accompagne sur la compréhension du monde de l’entreprise et sur son orientation.
Au total, plus de 7 000 collaborateurs d’Orange se sont déjà engagés dans des projets de solidarité.

Adecco : Employabilité des personnes en difficulté et réussite scolaire
Lancé en 2010, le programme de mécénat de compétences « Engagés et solidaires » permet aux collaborateurs de concilier vie professionnelle et engagement citoyen, tout en restant en lien avec sa politique RSE proche de son cœur de métier, la gestion des carrières et des ressources humaines.
Depuis avril 2010, plus de 150 collaborateurs volontaires ont contribué à la réduction des inégalités face à l’emploi dans le cadre de 3 grands programmes d’actions :
‐ Donner les clés de la réussite scolaire : parrainage de jeunes, soutien scolaire ;
‐ Agir pour l’orientation et la découverte professionnelle : animation de mini-entreprises, témoignages d’expériences professionnelles, présentations métiers ;
‐ Développer l’employabilité des personnes en difficulté et préparer à l’insertion professionnelle : simulations d’entretiens d’embauche, ateliers de rédaction de CV, techniques de recherche d’emploi.

Coca-Cola Entreprise : Implication des collaborateurs pour l’insertion professionnelle des jeunes
Pour répondre à sa stratégie basée sur 3 éléments clés : le soutien aux initiatives locales des communes dans lesquelles les usines sont implantées, la promotion de l’insertion professionnelle des jeunes et le volontariat des collaborateurs et leur implication dans des actions RSE, Coca-Cola Entreprise développe plusieurs programmes, dont Passeport vers l’Emploi. Créé en 2003, ce programme permet à des collégiens en classe de 3e de découvrir l’entreprise et ses métiers industriels, marketing ou commerciaux grâce à des visites des usines ou du siège social. Il offre également la possibilité à des jeunes, principalement issus des quartiers sensibles, de se préparer aux entretiens de recrutement ou de jury de grandes écoles lors de sessions d’une demi-journée co-animées par un cadre et un responsable ressources humaines de l’entreprise. Chaque année, 2 600 jeunes bénéficient de ce programme qui mobilise près de 300 collaborateurs.

Alcatel-Lucent, Safran et Areva : Tutorat et accompagnement de jeunes en situation de handicap vers le premier emploi avec l’association @talentEgal
Outre l’accueil de stagiaires et d’apprentis, Alcatel-Lucent, Safran et Areva permettent à leurs collaborateurs de s’engager dans un tutorat métier auprès des jeunes suivis par l’association @talentEgal, de les accompagner dans l’acquisition de compétences métiers et d’aller vers une plus grande prise de confiance en eux.

Développer les potentiels professionnels des membres de la société civile et favoriser l’accès à l’emploi à des personnes issues de la diversité sur les territoires locaux dans lesquels elles sont implantées semblent être enjeu de taille dont les grandes entreprises ont voulu se saisir. Elles mettent à disposition de leur collaborateurs des informations sur le bénévolat (pris sur leur temps libre), mais y allouent également des ressources, à l’instar de la mise à disposition du temps de travail de leurs collaborateurs à travers le mécénat de compétences.

Sources :
- Coca-Cola, http://www.cokecce.fr/nos-engagements/engagement-societal
- Fondation Orange, http://www.fondationorange.com/Parce-que-l-engagement-de
- @talentEgal, http://www.atalentegal.fr/qui-sommes-nous/presentation-de-lassociation/


La beauté : nouvelle définition !

Longtemps associé à une « normalité » poussée à l’extrême avec entre autres des mensurations parfaites, une certaine carnation zéro défaut, des cheveux avec une texture particulière, l’univers de la beauté traverse actuellement les prémisses d’une révolution. A l’origine : des personnalités hors du commun s’éloignant de cet idéal et dont le bâton de pèlerin est l’affirmation de soi comme principe fondamental ; des marques qui jouent la responsabilité sociétale et ouvrent le débat. C’est l’image même de la beauté qui est remise en perspective à travers des parcours ordinaires qui influent sur les sphères habituellement réservées à la plastique irréprochable : la mode, le maquillage, l’univers du jouet et en particulier des poupées.

Les jouets ou la représentation de notre société en version miniature
La marque britannique Makies, qui propose des jouets personnalisables, s’est inspirée de la campagne de sensibilisation #ToyLikeMe, lancée par des parents d’enfants handicapés sur Internet, pour créer une ligne de poupées avec un handicap : malvoyantes, sourdes, marchant avec des béquilles, ou marquées par une tache de naissance. Ces créations très inspirantes permettent à chacun de se retrouver dans cet univers du jeu, de l’imaginaire enfantin et donc par la suite de faire pleinement partie de l’imaginaire collectif. Les enfants en situation de handicap pourront se reconnaître dans ces poupées, un bon moyen de les encourager à être acteurs de leur vie.

Belle et coquette en toute circonstance
La blogueuse britannique Lucy Edwards, qui a perdu progressivement l’usage de ses yeux jusqu’à devenir complètement aveugle à l’âge de 17 ans, est une vraie fashionista. Elle réalise des tutoriels beauté sur sa chaîne Youtube, YesterdaysWishes, qui comptabilisent plus de 450 000 vues à ce jour. Un modèle inspirant pour toutes les femmes, jeunes et moins jeunes ! Le handicap n’empêche pas de prendre soin de soi, mais aussi et surtout de s’affirmer. Pour Lucy, le maquillage est également une manière d’être autonome et bien dans ses stilettos.

Une égérie qui fait de sa différence une force

Winnie Harlow, de son vrai nom Chantelle Brown-Young, atteinte du vitiligo, une maladie qui entraine une dépigmentation de la peau sur certaines zones du coprs, est une égérie hors du commun. Belle et filiforme, ses tâches blanches lui confèrent une allure qui la fait sortir du lot. Elle est l’égérie de Desigual et Diesel, marques qui ont su s’approprier sa personnalité et sa plastique à travers des jeux de lumière, de formes et des tenues très seyantes et sexy.

Le concept Esthétique & Handicap a donné le ton en 2007 : le changement de paradigme s’opérera grâce à un travail sur l’image avec des personnes en situation de handicap dans des sphères où elles été longtemps exclues notamment dans l’univers de la mode et de la beauté, qui ont une influence considérable sur les représentations et l’estime de soi. En ouvrant les représentations de la beauté, on permet à chacun de s’accepter tel qu’il est et de tendre vers le meilleur de soi-même.


Sources :

- Le Figaro, http://www.lefigaro.fr/conso/2015/05/20/05007-20150520ARTFIG00009-un-fabricant-de-jouets-lance-des-poupees-atteintes-de-handicap-ou-de-singularite-physique.php
- France TV Info : http://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/le-handicap-sur-les-podiums-effet-de-mode-ou-invitation-a-la-tolerance_911643.html
- Fashion Cocotte : http://fashion-cocotte.blogspot.fr/2014/11/focus-on-winnie-harlow.html
- Au féminin : http://aufeminin.com/news-societe/aveugle-cette-blogueuse-beaute-realise-des-tutos-bluffant-s1388649.html
- YesterdaysWishes : https://www.youtube.com/channel/UChhMknOcAZOQXC1rh0ler-Q


Journée Mondiale des Mobilités et de l’Accessibilité

Piétinons les Préjugés avec Alex !

Définie comme la capacité à être mobile et à se déplacer, la mobilité s’applique à tout ce qui est susceptible de mouvement dans divers domaines.

Le terme personnes à mobilité réduite, introduit par le décret du 9 février 2006 qui reprend la directive 2001/85/CE du Parlement et du Conseil européen du 20 novembre 2001, indique une diminution des capacités de déplacement dans l’espace de manière temporaire ou définitive et désigne ainsi l’ensemble des personnes ayant des difficultés pour utiliser les transports publics, telles que, par exemple, personnes ayant des handicaps sensoriels et intellectuels, personnes en fauteuil roulant, personnes handicapées des membres, personnes de petites taille, personnes âgées, femmes enceintes, personnes transportant des bagages lourds et personnes avec enfants (y compris enfants en poussette).

Concernant les personnes handicapées, on limite généralement la mobilité et l’accessibilité au transport omettant ainsi les autres problématiques toutes aussi hautement importantes que ce soit pour l’épanouissement personnel que la réussite professionnelle, gage d’indépendance économique.

A noter que les personnes handicapées sont particulièrement exposées au risque d’exclusion sociale et de pauvreté et que le taux de pauvreté chez cette population est 70 % plus élevé que celui des personnes non handicapées*.

Sachant que 15% de la population mondiale vivrait avec une forme de handicap, il est impératif qu’une nouvelle approche efficace du handicap se développe en matière de mobilité et d’inclusion. Et tous les Etats se doivent de mettre en place un plan d’amélioration structurelle pour assurer une démarche sociale fondée sur les droits de l’homme et une croissance intelligente, durable et inclusive.

Avec Alex nous allons explorer la mobilité économique, professionnelle, sociale, affective…

Restez connecté !

Deza Nguembock
Fondatrice et Directrice Générale
E&H LAB

*Source : Parlement Européen


Alcatel-Lucent soutient la campagne « Piétinons les Préjugés »

Le programme 2015 de la campagne Piétinons les Préjugés a été lancé sur les quais et dans les couloirs des métros et RER parisiens depuis le 18 mars. Cette année, aux côtés des groupes Orange et Malakoff Médéric, de nouveaux partenaires ont rejoint l’aventure : Transdev, Zenith Optimedia et Alcatel-Lucent. Ce dernier met à l’honneur la campagne sur son blog, dans un bel article que nous partageons ici.

Si vous êtes parisien et si vous prenez le métro, peut-être avez-vous vu les affiches réalisées dans le cadre de la campagne « Piétinons les préjugés » apposées, depuis mi-mars, sur différents quais du métro francilien (voir ci-contre). Alcatel-Lucent, au travers de sa Mission Handicap, a souhaité s’associer à cette initiative lancée par la très charismatique Deza Nguembock, fondatrice de l’agence E&H Lab.

Piétinons les préjugés, c’est…

Une campagne artistique dont l’objectif est de provoquer des rencontres, de créer des liens durables entre des personnes appartenant à des groupes humains, sociaux et culturels différents, et d’apporter un nouvel éclairage sur l’intégration sociale et professionnelle des personnes en situation de handicap.

Cette campagne, soutenue par des entreprises privées (Orange et Malakoff Médéric, entre autres), des partenaires institutionnels ainsi que des médias, a été inaugurée en novembre 2014 sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris. Durant 3 jours, les parisiens et les touristes étaient invités à piétiner les préjugés liés au handicap grâce à un dispositif tactile installé à même le sol et qui, lorsque l’on marche, saute ou roule dessus, déclenche des contenus multimedias projetés sur un écran géant. Au total, 8 préjugés ont été ainsi montrés du doigt avec pour seul objectif de mettre fin aux idées reçues sur le handicap et sensibiliser le grand public. Un moyen également d’informer les jeunes, sur les réalités de vie des personnes handicapées, limiter les freins et favoriser le dialogue et la création de liens durables.

Pour sa créatrice, cette action n’était que la 1ère pierre à l’édifice… Convaincue que « la plupart des idées reçues sur le handicap sont un héritage social qui est préservé et continue d’être alimenté par une mauvaise communication sur le handicap“, Deza souhaite parvenir à étendre cette campagne tout au long de l’année 2015 et faire évoluer les perceptions sociales sur le handicap.

Les internautes sollicités

Mais une campagne de cette envergure représente un coût élevé. Afin d’atteindre son objectif, Deza Nguembock vient d’annoncer le lancement d’une campagne de crowdfunding (levée de fonds) via une plateforme de financement participatif. En parallèle, les internautes sont invités à « liker » la page Facebook « Piétinons les préjugés » en signe d’adhésion au projet.

Des dons… pourquoi faire ?

Les dons effectués via KissKissBankBank permettront de diffuser une nouvelle idée reçue tous les mois (entre mars et novembre 2015) sur le mobilier urbain. L’objectif affiché est de couvrir les 6 zones du métro francilien et de sa région à raison d’un affichage de 2 semaines sur chaque zone.

En prenant part à cette campagne, vous agirez en faveur du handicap et ce, quel que soit le montant de votre don. A chaque don, sa contrepartie et dans le cas où l’objectif de 40.000 euros ne serait pas atteint d’ici 2 mois, votre contribution vous serait automatiquement remboursée. Au final, quoi que vous donniez, vous ferez un beau geste.

Source :
Blog d’Alcatel-Lucent


Egalité hommes-femmes en entreprise : retour sur quelques bonnes pratiques

La neuvième édition du Rapport mondial sur la parité entre hommes et femmes élaboré dans le cadre du World Economic Forum, qui mesure les inégalités liées au genre et leur progression, suggère que nous devrons patienter encore 81 ans pour atteindre la parité entre hommes et femmes sur le lieu de travail. Par ailleurs, le rapport classe 142 pays en termes d’inégalité hommes/femmes dans les domaines de la santé, l’éducation, l’économie et la politique. Les pays nordiques se placent à la tête du classement : l’Islande, la Finlande, la Norvège, la Suède et le Danemark. La France, quant à elle, est passée du 45e au 16e rang en un an. A l’occasion de la journée de la femme ce dimanche, l’agence E&H LAB revient sur quelques bonnes pratiques d’entreprises et d’institutions en matière d’égalité professionnelle.

En France, depuis le 1er décembre, pour répondre à un appel d’offres, les entreprises doivent déclarer sur l’honneur être en règle avec la réglementation sur l’égalité entre les hommes et les femmes. Cela signifie qu’elles ne doivent pas avoir fait l’objet, depuis au moins cinq ans, d’une condamnation pour des faits de discrimination liés au sexe et, deuxièmement, avoir mis en œuvre l’obligation de négociation sur l’égalité professionnelle (qui s’impose aux entreprises de plus de 50 salariés) ou d’avoir engagé la régularisation de cette situation à la date de la soumission.

En Islande, premier pays du classement, les femmes ont un taux d’emploi et un niveau d’éducation qui sont similaires ou très proches de celui des hommes. Pourtant, les inégalités de salaire (à travail égal, elles gagnent 26 % de moins) et de positions dans l’emploi à des niveaux élevés persistent. Cependant, une bonne pratique est à citer concernant l’inscription de l’égalité entre les genres au budget depuis 2009 (« Gender Budgeting »).


Quelques bonnes pratiques en entreprise

Les enjeux récurrents des entreprises sont l’accès des femmes à des postes à responsabilité, notamment à travers le mentorat, comme chez Areva ou Orange ; l’équilibre vie privée-vie professionnelle ; l’égalité de salaire ; et, pour certaines, l’accès des femmes à des métiers techniques, comme c’est le cas pour ERDF, Alcatel-Lucent, la SNCF, Air France,…

En la matière, Orange mène des actions exemplaires avec, par exemple, le shadowing (l’entreprise, en partenariat avec l’association Femmes Ingénieurs, accueille des lycéennes, qui suivent chacune, pendant une journée, le travail d’une femme dans les métiers techniques), Capital Filles (association créée par Orange, puis rejointe par une dizaine de grandes entreprises, qui informe et conseille des lycéennes jusqu’à la Terminale, année pendant laquelle elles sont suivies par une marraine qui l’accompagne sur sa compréhension du monde de l’entreprise et de ses codes, ainsi que sur son orientation), et un partenariat avec l’association Elles bougent, qui a pour vocation de faire découvrir les métiers d’ingénieures et de techniciennes à travers des ateliers. Les hommes ont également toute leur place dans la politique d’égalité professionnelle, puisque des cercles de parole « Happy Men Share More » sont organisés pour aborder des questions d’équilibre vie privée-vie professionnelle sans tabou.

IBM en République Tchèque a mis en place un programme global permettant à la fois de promouvoir le leadership des femmes et de garantir un équilibre vie privée – vie professionnelle à tous. Parmi les mesures : un planning personnalisé sur une semaine de 40 heures avec des horaires flexibles ; des temps partiels ; du télé-travail ; une option de travail « Mobile » pour mettre à profit le temps de déplacement professionnel (travail depuis l’hôtel, l’aéroport,… ) ; du mentoring ; le programme « Elevate », d’une durée d’une semaine, qui aide les jeunes femmes repérées comme talentueuses à développer leur assurance, confiance en elle et leur réseau afin d’aboutir à des opportunités de carrière ; un audit régulier des process et de la politique.

Et le handicap n’est pas en reste

Handiréseau a organisé, avec le soutien de l’Unea, une journée « Égalité hommes/femmes, les bonnes pratiques en entreprises adaptées », le 12 février dans le 92. Depuis 2012, comme toutes les entreprises d’au moins 50 salariés, elles doivent avoir mis en place un plan d’action dans ce domaine qui vise à lutter contre les discriminations, les inégalités de salaire, à promouvoir le déroulement de carrière. Cette journée avait donc pour objectif de partager les bonnes pratiques dans ce domaine.


Ces bonnes pratiques sont encourageantes, cependant, des différences de traitement persistent. Selon l’étude de l’APEC « Les écarts de salaire hommes-femmes » édition 2015, réalisée auprès de 18 000 cadres du secteur privé, les inégalités salariales s’accentuent avec l’âge et l’évolution dans la hiérarchie. Ainsi, en moyenne, une femme cadre perçoit un salaire brut inférieur de 8,5% à celui d’un homme cadre, avec le même profil et un poste identique dans la même région, atteint 12,5% après 50 ans, et un écart de 14% pour un poste de direction d’entreprise. Le changement des pratiques à tous les niveaux reste nécessaire.

Sources :

World Economic Forum

http://reports.weforum.org/global-gender-gap-report-2014/

The Reykjavik Grapevine

http://grapevine.is/news/2014/10/28/iceland-first-in-gender-equality/

Ministère des Finances et de l’Economie d’Islande

http://eng.fjarmalaraduneyti.is/government_finance/gender_equality/

Les Echos

http://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-des-marches-publics/0204132802824-appels-doffres-les-debuts-timides-de-legalite-femmeshommes-1092190.php

L’Express

http://www.lexpress.fr/emploi/egalite-femme-homme-les-bonnes-pratiques-a-la-loupe_1099316.html

Syndicat Européen Trade Union

http://resourcecentre.etuc.org/gendertoolkit/#/initiatives/

Handicap.fr

http://informations.handicap.fr/art-entreprises-adaptees-unea-965-7485.php

Programme « Happy Men Share More »

http://www.laclairiereproduction.com/fr/happy-men


E&H LAB dans Le Monde : La vie au travail, à la tête d’une petite entreprise, jour après jour : Vive l’entrepreneuriat ! (3/5)

Liberté, autonomie, fierté, quels sont les leviers qui motivent ces dirigeants ? Durant plusieurs semaines, Le Monde leur donne la parole, pour qu’ils dévoilent leur quotidien en décrivant quelques-unes de leurs journées, leur engagement, leurs contraintes, leur moyen d’agir sur leur activité, sur l’emploi… Deza Nguembock raconte sa troisième journée.

Jeudi 5 février. 7 heures du matin, le réveil vient de sonner et il faut se lever sans tarder même si la nuit a été bien courte ; à peine 5 heures de sommeil à cause d’un dossier urgent à boucler. Une bonne douche pour m’aider à me réveiller et juste le temps de m’habiller et me maquiller, qu’il est déjà 8 heures. Un taxi, car ce matin, je n’ai envie ni de cogiter pour éviter les embouteillages ni de gérer un quelconque stress pour un parking.

Attendue pour participer à une table ronde, il ne faut surtout pas être en retard. Trouver une place de parking à Paris lorsqu’on est à mobilité réduite comme moi relève très souvent d’un exploit. Il m’arrive de tourner en rond des heures sans pouvoir parquer mon véhicule correctement : bonjour les PV…

Alors dorénavant, je fais appel soit à un taxi soit à un chauffeur privé pour tous les rendez-vous importants, où je risque des galères de parking. Un taxi gris m’attend en bas de mon immeuble lorsque je descends. Marie-Claire, une amie qui souhaite financer son entreprise est également là. Je l’ai encouragée à venir assister à cette dernière journée du Salon des entrepreneurs au Palais des Congrès pour qu’elle ait un maximum d’informations afin de sauter le pas.

Beaucoup d’embouteillages comme je l’avais imaginé, mais nous arrivons un peu avant 9 heures. J’ai rendez-vous entre autres avec Valérie Maury, de la Plateforme RH (ressources humaines), une structure innovante financée par la région qui accompagne les petites et moyennes entreprises en matière de ressources humaines.

Déjà un monde fou fait la queue lorsque nous nous engouffrons dans le hall. J’entends quelqu’un m’appeler « Madame Nguembock, vous êtes déjà là. Content de vous accueillir ». C’est Pierre Capron, responsable de Val-de-Marne Actif pour l’Initiative (VMAPI), une structure de financement qui m’avait octroyé un prêt d’honneur assorti de la garantie FGIF (fonds de garantie à l’initiative des femmes) sur un prêt bancaire.

Table ronde sur le financement aux entrepreneurs

Je suis invitée ce matin à participer à la table ronde sur les financements aux entrepreneurs. J’ai donc la lourde tâche de témoigner à double titre car ayant bénéficié aussi bien des services de financement de VMAPI que de l’accompagnement de la Plateforme RH. Les badges faits, je me dirige vers l’escalator et nous montons au troisième étage, direction la salle 343.

Il est 9 h 10, ce qui nous laisse une vingtaine de minutes avant le démarrage de la table ronde. Les participants commencent à arriver ; la salle se remplit ; l’animateur arrive. À 9 h 35, la table ronde démarre. Les six intervenants dont moi-même sont présentés les uns après les autres ; les prises de parole se succèdent et je clôture les débats.

Le refus de subir

Je présente rapidement les raisons qui m’ont amenée à entreprendre, à savoir mon refus de subir une discrimination au travail. J’ai d’abord essayé avec pas mal de difficultés de trouver un emploi à la hauteur de mes compétences et de mes aspirations professionnelles. Une fois quelque chose d’acceptable trouvé, les barrières de l’évolution de carrière se sont dressées et je n’ai pas eu d’autre choix que de réagir. Ma réaction a été non pas de me laisser sombrer dans la dépression, mais de créer ma propre activité. Ensuite, j’ai évoqué les difficultés que la plupart de jeunes créateurs rencontrent et les dispositifs qui peuvent s’offrir à eux pour relever le défi de réussir leur projet.

La Plateforme RH est pour moi un interlocuteur privilégié qui m’a accompagné dans des problématiques de recrutement (comment rédiger une offre d’emploi, la préparation à l’entretien d’embauche, les bonnes questions à poser, le cadre légal, la médecine du travail) la formation aux dirigeants (le droit du travail entre autres) ; mais c’est aussi un réseau important qui fait la mise en relation entre différents acteurs économiques.

Je termine mon speech avec le prêt d’honneur et la garantie FGIF dont j’ai bénéficié ; des aides précieuses qui m’ont servi pour soutenir ma trésorerie et faciliter l’obtention du prêt bancaire sans caution personnelle. S’ensuivent quelques questions puis rencontres avec les futurs entrepreneurs.

Des conseils en recrutement

Une future jeune fondatrice de crèche me demande des conseils pour préparer l’accueil d’enfants handicapés et l’embauche de personnel en situation de handicap. Rendez-vous calé, il est 11 heures, l’heure d’une nouvelle conférence dans la même salle : le branding et la stratégie de marque.

À la fin des prises de parole, je suis un peu perplexe car je viens de protéger ma marque « Piétinons les Préjugés » à mon nom suivant les conseils de mon interlocutrice à l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). Or je viens d’entendre qu’il vaut mieux déposer sa marque au nom de la société.

Juste le temps de faire quelques échanges de cartes de visite, il est déjà 13 heures ; il faut maintenant trouver un lieu pour se poser et déjeuner avant la prochaine conférence prévue à 14 h 30 que j’attends avec impatience : « Réussir sa campagne de crowdfunding ». Une file d’attente interminable dans le premier bistrot.

Pendant que je demande à mon amie Marie-Claire si je fais jouer ma carte de priorité, une serveuse annonce à tout le monde qu’ils sont en rupture de stock et qu’il faut aller ailleurs. On regarde le plan pour voir une autre option ; trouvée à l’étage en dessous. Là aussi il y a une grande queue, mais je me dirige directement en tête de queue et m’excuse auprès de ceux qui étaient déjà là en leur annonçant mon intention de passer en priorité. Marie-Claire est hésitante et je l’invite à me rejoindre sans gêne car nous sommes ensemble et ce serait ridicule que je me fasse servir et pas elle.

Trouver sa place

Toutes les places sont prises, nous finissons par manger devant le guichet fermé d’une agence de voyage. Je m’adosse sur le comptoir pour avaler ma pizza. À 14 heures, nous nettoyons notre table de fortune et nous nous dirigeons à l’étage supérieur pour voir quelques stands avant la conférence tant attendue.

Un stop rapide devant deux ou trois stands, et nous nous dirigeons vers la salle de la prochaine conférence pendant qu’il est encore temps car j’imagine qu’elle sera prisée. Il est à peine 14 h 15, et la salle est, en effet, archi-pleine. Dans l’amphithéâtre, plus aucune place du moins sur les vingt premières rangées, exceptée la première où est posée une note mentionnant « RÉSERVÉE ».

Marie-Claire commence à se diriger vers l’arrière de la salle, je lui annonce qu’on va prendre les places aux premiers rangs et peu importe si elles sont réservées, il faut bien qu’on pense aussi aux personnes handicapées. Quand je m’installe, une jeune femme du protocole vient me voir pour m’annoncer ce que j’ai déjà lu. Je lui dis que je suis désolée car je souhaite suivre cette conférence et je ne saurais le faire debout. Alors à moins qu’elle ne me trouve une autre place, je resterai là.

Elle m’apprend qu’elle ne peut pas m’autoriser à y rester : les places sont réservées à une ministre et son cabinet. On m’invite finalement à me déplacer sur la rangée à droite. La conférence commence avec quelques minutes de retard. Passionnante comme je l’avais imaginée. Bien que j’eusse déjà la plupart des informations données, les différents témoignages viennent conforter mon choix de me lancer dans quelques petites semaines dans cette audacieuse aventure.

Lancer la campagne de crowdfounding

Je prépare actuellement le lancement d’une campagne de crowdfunding pour financer une exposition urbaine autour de « Piétinons les Préjugés ». Echange de cartes de visite à nouveau ; je tiens à prendre la carte des cofondateurs ou dirigeants de certaines plateformes qui vont me servir prochainement. Petits échanges avec quelques personnes et nous retournons voir les stands.

Pendant la visite, je rencontre plusieurs personnes qui me reconnaissent ; ça fait plaisir. Il n’est pas loin de 18 heures lorsque nous décidons de prendre congé. Cinq minutes de marche, le temps d’aller à l’extérieur et de chercher une borne de taxi et hop, destination chez moi où j’arrive autour de 18 h 30. Le temps d’une pause et je suis devant l’ordinateur pour répondre aux mails urgents entre 19 et 20 heures.

À 20 heures, je m’arrête une quarantaine de minutes avant de me replonger dans le dossier crowdfunding pour en finaliser la stratégie, revoir la notoriété des différentes plateformes correspondant à ma sensibilité et à mon projet. J’écris ensuite quelques mails pour fixer dans les esprits ma rencontre avec quelques personnes au salon.

À 1 h 20, j’éteins l’ordinateur.


Propos recueillis par Margherita Nasi

Lien vers l’article :

http://www.lemonde.fr/emploi/article/2015/02/26/la-vie-au-travail-a-la-tete-d-une-petite-entreprise-jour-apres-jour-vive-l-entrepreneuriat-3-5_4584168_1698637.html

A lire aussi :

http://www.lemonde.fr/emploi/article/2015/02/13/une-journee-dans-la-vie-de-deza-nguembock-fondatrice-de-e-h-lab_4576333_1698637.html

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L’accessibilité universelle : encore du chemin à parcourir


Alors que l’échéance de l’application de la Loi de 2005 a été reportée, à travers la mise en place d’agenda d’accessibilité programmée (Ad’Ap), certaines institutions se sont emparées du sujet. Petit tour d’horizon des bonnes pratiques en France et à l’international à l’occasion des 10 ans de la Loi du 11 février 2005.

Loi de 2005 : 10 ans après, où en sommes nous ?

La Charte de Paris pour l’Accessibilité universelle, adoptée à l’unanimité lors du 38e congrès de la Fédération des APAJH*, le 21 juin 2014, définit l’accessibilité universelle comme l’accès à tout, pour tous, dans tous les domaines de la vie : l’accès à l’école et à l’université, à l’emploi, à la citoyenneté, au logement, aux loisirs, au sport, aux vacances, à la culture et aux médias, l’accès aux soins et l’accès à une vie affective, à l’intimité et à la sexualité.
Quelles sont les bonnes pratiques pour rendre ces domaines accessibles aux personnes portant différents types de handicap ?

Quelques bonnes pratiques en France et à l’international

- L’accès à la vie scolaire et universitaire
En France, les universités se dotent de pôles handicap permettant d’accueillir les étudiants en situation de handicap et de les accompagner dans leurs parcours de formation. A l’international, les universités, à l’instar de l’Université d’Oxford, qui répond aux besoins spécifiques des étudiants par un service dédié et propose des bourses. Par ailleurs, en accord avec le Americans with Disabilites Act, les universités américaines mettent leurs locaux en accessibilité, proposent des plans des salles et services accessibles, disposent d’un site Internet accessible, et fournissent des ressources additionnelles si nécessaire.

- L’accès aux loisirs, au sport, aux vacances, à la culture et aux médias
Faisant figure de bon élève en France, le Musée du Quai Branly a mis en place des dispositifs et aménagements permettant d’intéresser tous les publics et de prendre en compte tous les handicaps (des vidéos sonorisées, en LSF et sous-titrées, des fiches de salles, des textes descriptifs en braille et gros caractères, accompagnés d’un commentaire sonore,… ).

Dans le domaine du sport, une démarche pour rendre le stade G. Guichard à Saint-Etienne accessible à tout type de handicap a été amorcée lors de sa réhabilitation pour accueillir l’Euro 2016. Un groupe de travail a spécifiquement été chargé de travailler sur l’accessibilité aux personnes handicapées mentales, avec comme axe de travail retenus : la facilitation de leur autonomie et la mise en place d’un accueil et d’un accompagnement dédié. Cela s’est matérialisé notamment par un cheminement séparé de l’entrée des supporters « ultras », avec des comportements à risque et une signalétique simplifiée avec des formes et des couleurs.

Au Canada, Kéroul a pour mission de rendre le tourisme et la culture accessibles aux personnes à capacité physique restreinte. Interlocuteur privilégié de Tourisme Québec, Kéroul informe sur le tourisme et la culture accessibles et en fait la promotion. L’organisme travaille en concertation avec les gouvernements et les entreprises privées pour accroître l’accessibilité des lieux et de l’accueil.
Kéroul a notamment lancé un sommet mondial Destinations pour tous, auquel 31 pays étaient représentés et qui a abouti à la signature d’une déclaration pour Un monde pour tous, comportant 40 mesures permettant de mettre en œuvre les recommandations de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT).

En matière d’accessibilité, l’une des contraintes à prendre en compte – et sur laquelle les institutions pèchent – est la conservation du patrimoine historique. Lund, l’une des plus vieilles villes de Suède, ville étudiante et bassin d’emploi important, a allié accessibilité et conservation du patrimoine, avec notamment des bandes pour fauteuils roulants implantées sur les rues pavées.

La maison d’édition australienne Lonely Planet a notamment créé un e-Book sur Melbourne accessible : une bonne pratique d’une entreprise qui a saisi les enjeux commerciaux qui peuvent être générés par l’ouverture à toutes les cibles.

- L’accès au travail, en hôpital
« Handicap et travail, retrouvez le sourire. Parlons-en ! » : le nouveau slogan destiné au personnel du Centre hospitalier Guillaume Régnier à Rennes depuis décembre 2014. L’hôpital, qui gère un important dispositif de soins en santé mentale, a décidé d’accompagner également les souffrances de son personnel, souvent négligées dans ce domaine.
Les résultats sont convaincants : le centre hospitalier passe de 2,97 % de BOE en 2011 à 5,22 % en 2013, avec pour objectif l’atteinte du taux règlementaire de 6 %. Récemment, un ergonome, recruté à mi-temps, a rejoint la CAMP. Mais, surtout, aujourd’hui, l’ensemble du personnel reconnaît la qualité du travail accompli par leurs collègues handicapés.

- L’accès aux soins et à la santé pour tous
La National Health Service (NHS) en Ecosse a développé, depuis 2006, un guide des pratiques à mettre en place pour ouvrir l’accès aux soins aux personnes ayant des difficultés d’apprentissage. Il explique les procédures à suivre pour pallier à certaines difficultés de langage et pour s’assurer de bonne compréhension des patients.

- L’accès à une vie affective, à l’intimité et à la sexualité
Le dispositif « Handy Love », de la Compagnie Théâtrale des 3i, permet aux structures médico-sociales d’appréhender la question de la sexualité avec les personnes qu’elles accompagnent à travers un outil pédagogique comprenant un DVD interactif, un guide d’accompagnement, une mallette de prévention, pour tout type de handicap. L’ensemble s’accompagne d’une formation qualifiante permettant l’animation des séances de prévention.


Si pour arriver à une accessibilité universelle, enjeu social majeur et opportunité de croissance économique que certains ont su saisir, le chemin reste long à parcourir, les organisations qui font preuve de bonnes pratiques montrent que la prise en compte de l’accessibilité est d’abord une question de volonté, avant de penser aux moyens à mettre en œuvre. La notion de « faire-ensemble » est également indispensable pour prendre en compte de manière efficace l’ensemble des problématiques qui peuvent se poser. C’est en intégrant les personnes en situation de handicap, expertes ou qui vivent ces situations au quotidien, dans le processus global lors de la conception ou de la réhabilitation du bien ou service (de l’identification des problèmes potentiellement rencontrés, l’élaboration du cahier des charges, jusqu’à l’évaluation du suivi des recommandations) que nous pourrons aboutir à une accessibilité de tout, par tous et dans tous les domaines de la vie en collectivité.

* APAJH : Association pour adultes et jeunes handicapés, reconnue d’utilité publique.

SOURCES :

- Le Nouvel Obs : http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20140401.AFP3808/accessibilite-aux-handicapes-le-nord-de-l-europe-cite-en-exemple.html

- BFM TV : http://www.bfmtv.com/societe/handicap-et-accessibilite-la-france-est-tres-en-retard-mais-852061.html

- Le Parisien : http://www.leparisien.fr/laparisienne/sante/accessibilite-aux-handicapes-le-nord-de-l-europe-cite-en-exemple-01-04-2014-3730953.php

- Kéroul : http://www.keroul.qc.ca/sommet-mondial-2014.html

- Musée du Quai Branly : http://www.quaibranly.fr/fr/musee/le-musee-sur-mobiles-et-tablettes.html

- Lonely Planet : http://www.lonelyplanet.com/accessible-melbourne