Journée Mondiale des Mobilités et de l’Accessibilité

Piétinons les Préjugés avec Alex !

Définie comme la capacité à être mobile et à se déplacer, la mobilité s’applique à tout ce qui est susceptible de mouvement dans divers domaines.

Le terme personnes à mobilité réduite, introduit par le décret du 9 février 2006 qui reprend la directive 2001/85/CE du Parlement et du Conseil européen du 20 novembre 2001, indique une diminution des capacités de déplacement dans l’espace de manière temporaire ou définitive et désigne ainsi l’ensemble des personnes ayant des difficultés pour utiliser les transports publics, telles que, par exemple, personnes ayant des handicaps sensoriels et intellectuels, personnes en fauteuil roulant, personnes handicapées des membres, personnes de petites taille, personnes âgées, femmes enceintes, personnes transportant des bagages lourds et personnes avec enfants (y compris enfants en poussette).

Concernant les personnes handicapées, on limite généralement la mobilité et l’accessibilité au transport omettant ainsi les autres problématiques toutes aussi hautement importantes que ce soit pour l’épanouissement personnel que la réussite professionnelle, gage d’indépendance économique.

A noter que les personnes handicapées sont particulièrement exposées au risque d’exclusion sociale et de pauvreté et que le taux de pauvreté chez cette population est 70 % plus élevé que celui des personnes non handicapées*.

Sachant que 15% de la population mondiale vivrait avec une forme de handicap, il est impératif qu’une nouvelle approche efficace du handicap se développe en matière de mobilité et d’inclusion. Et tous les Etats se doivent de mettre en place un plan d’amélioration structurelle pour assurer une démarche sociale fondée sur les droits de l’homme et une croissance intelligente, durable et inclusive.

Avec Alex nous allons explorer la mobilité économique, professionnelle, sociale, affective…

Restez connecté !

Deza Nguembock
Fondatrice et Directrice Générale
E&H LAB

*Source : Parlement Européen


Alcatel-Lucent soutient la campagne « Piétinons les Préjugés »

Le programme 2015 de la campagne Piétinons les Préjugés a été lancé sur les quais et dans les couloirs des métros et RER parisiens depuis le 18 mars. Cette année, aux côtés des groupes Orange et Malakoff Médéric, de nouveaux partenaires ont rejoint l’aventure : Transdev, Zenith Optimedia et Alcatel-Lucent. Ce dernier met à l’honneur la campagne sur son blog, dans un bel article que nous partageons ici.

Si vous êtes parisien et si vous prenez le métro, peut-être avez-vous vu les affiches réalisées dans le cadre de la campagne « Piétinons les préjugés » apposées, depuis mi-mars, sur différents quais du métro francilien (voir ci-contre). Alcatel-Lucent, au travers de sa Mission Handicap, a souhaité s’associer à cette initiative lancée par la très charismatique Deza Nguembock, fondatrice de l’agence E&H Lab.

Piétinons les préjugés, c’est…

Une campagne artistique dont l’objectif est de provoquer des rencontres, de créer des liens durables entre des personnes appartenant à des groupes humains, sociaux et culturels différents, et d’apporter un nouvel éclairage sur l’intégration sociale et professionnelle des personnes en situation de handicap.

Cette campagne, soutenue par des entreprises privées (Orange et Malakoff Médéric, entre autres), des partenaires institutionnels ainsi que des médias, a été inaugurée en novembre 2014 sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris. Durant 3 jours, les parisiens et les touristes étaient invités à piétiner les préjugés liés au handicap grâce à un dispositif tactile installé à même le sol et qui, lorsque l’on marche, saute ou roule dessus, déclenche des contenus multimedias projetés sur un écran géant. Au total, 8 préjugés ont été ainsi montrés du doigt avec pour seul objectif de mettre fin aux idées reçues sur le handicap et sensibiliser le grand public. Un moyen également d’informer les jeunes, sur les réalités de vie des personnes handicapées, limiter les freins et favoriser le dialogue et la création de liens durables.

Pour sa créatrice, cette action n’était que la 1ère pierre à l’édifice… Convaincue que « la plupart des idées reçues sur le handicap sont un héritage social qui est préservé et continue d’être alimenté par une mauvaise communication sur le handicap“, Deza souhaite parvenir à étendre cette campagne tout au long de l’année 2015 et faire évoluer les perceptions sociales sur le handicap.

Les internautes sollicités

Mais une campagne de cette envergure représente un coût élevé. Afin d’atteindre son objectif, Deza Nguembock vient d’annoncer le lancement d’une campagne de crowdfunding (levée de fonds) via une plateforme de financement participatif. En parallèle, les internautes sont invités à « liker » la page Facebook « Piétinons les préjugés » en signe d’adhésion au projet.

Des dons… pourquoi faire ?

Les dons effectués via KissKissBankBank permettront de diffuser une nouvelle idée reçue tous les mois (entre mars et novembre 2015) sur le mobilier urbain. L’objectif affiché est de couvrir les 6 zones du métro francilien et de sa région à raison d’un affichage de 2 semaines sur chaque zone.

En prenant part à cette campagne, vous agirez en faveur du handicap et ce, quel que soit le montant de votre don. A chaque don, sa contrepartie et dans le cas où l’objectif de 40.000 euros ne serait pas atteint d’ici 2 mois, votre contribution vous serait automatiquement remboursée. Au final, quoi que vous donniez, vous ferez un beau geste.

Source :
Blog d’Alcatel-Lucent


Egalité hommes-femmes en entreprise : retour sur quelques bonnes pratiques

La neuvième édition du Rapport mondial sur la parité entre hommes et femmes élaboré dans le cadre du World Economic Forum, qui mesure les inégalités liées au genre et leur progression, suggère que nous devrons patienter encore 81 ans pour atteindre la parité entre hommes et femmes sur le lieu de travail. Par ailleurs, le rapport classe 142 pays en termes d’inégalité hommes/femmes dans les domaines de la santé, l’éducation, l’économie et la politique. Les pays nordiques se placent à la tête du classement : l’Islande, la Finlande, la Norvège, la Suède et le Danemark. La France, quant à elle, est passée du 45e au 16e rang en un an. A l’occasion de la journée de la femme ce dimanche, l’agence E&H LAB revient sur quelques bonnes pratiques d’entreprises et d’institutions en matière d’égalité professionnelle.

En France, depuis le 1er décembre, pour répondre à un appel d’offres, les entreprises doivent déclarer sur l’honneur être en règle avec la réglementation sur l’égalité entre les hommes et les femmes. Cela signifie qu’elles ne doivent pas avoir fait l’objet, depuis au moins cinq ans, d’une condamnation pour des faits de discrimination liés au sexe et, deuxièmement, avoir mis en œuvre l’obligation de négociation sur l’égalité professionnelle (qui s’impose aux entreprises de plus de 50 salariés) ou d’avoir engagé la régularisation de cette situation à la date de la soumission.

En Islande, premier pays du classement, les femmes ont un taux d’emploi et un niveau d’éducation qui sont similaires ou très proches de celui des hommes. Pourtant, les inégalités de salaire (à travail égal, elles gagnent 26 % de moins) et de positions dans l’emploi à des niveaux élevés persistent. Cependant, une bonne pratique est à citer concernant l’inscription de l’égalité entre les genres au budget depuis 2009 (« Gender Budgeting »).


Quelques bonnes pratiques en entreprise

Les enjeux récurrents des entreprises sont l’accès des femmes à des postes à responsabilité, notamment à travers le mentorat, comme chez Areva ou Orange ; l’équilibre vie privée-vie professionnelle ; l’égalité de salaire ; et, pour certaines, l’accès des femmes à des métiers techniques, comme c’est le cas pour ERDF, Alcatel-Lucent, la SNCF, Air France,…

En la matière, Orange mène des actions exemplaires avec, par exemple, le shadowing (l’entreprise, en partenariat avec l’association Femmes Ingénieurs, accueille des lycéennes, qui suivent chacune, pendant une journée, le travail d’une femme dans les métiers techniques), Capital Filles (association créée par Orange, puis rejointe par une dizaine de grandes entreprises, qui informe et conseille des lycéennes jusqu’à la Terminale, année pendant laquelle elles sont suivies par une marraine qui l’accompagne sur sa compréhension du monde de l’entreprise et de ses codes, ainsi que sur son orientation), et un partenariat avec l’association Elles bougent, qui a pour vocation de faire découvrir les métiers d’ingénieures et de techniciennes à travers des ateliers. Les hommes ont également toute leur place dans la politique d’égalité professionnelle, puisque des cercles de parole « Happy Men Share More » sont organisés pour aborder des questions d’équilibre vie privée-vie professionnelle sans tabou.

IBM en République Tchèque a mis en place un programme global permettant à la fois de promouvoir le leadership des femmes et de garantir un équilibre vie privée – vie professionnelle à tous. Parmi les mesures : un planning personnalisé sur une semaine de 40 heures avec des horaires flexibles ; des temps partiels ; du télé-travail ; une option de travail « Mobile » pour mettre à profit le temps de déplacement professionnel (travail depuis l’hôtel, l’aéroport,… ) ; du mentoring ; le programme « Elevate », d’une durée d’une semaine, qui aide les jeunes femmes repérées comme talentueuses à développer leur assurance, confiance en elle et leur réseau afin d’aboutir à des opportunités de carrière ; un audit régulier des process et de la politique.

Et le handicap n’est pas en reste

Handiréseau a organisé, avec le soutien de l’Unea, une journée « Égalité hommes/femmes, les bonnes pratiques en entreprises adaptées », le 12 février dans le 92. Depuis 2012, comme toutes les entreprises d’au moins 50 salariés, elles doivent avoir mis en place un plan d’action dans ce domaine qui vise à lutter contre les discriminations, les inégalités de salaire, à promouvoir le déroulement de carrière. Cette journée avait donc pour objectif de partager les bonnes pratiques dans ce domaine.


Ces bonnes pratiques sont encourageantes, cependant, des différences de traitement persistent. Selon l’étude de l’APEC « Les écarts de salaire hommes-femmes » édition 2015, réalisée auprès de 18 000 cadres du secteur privé, les inégalités salariales s’accentuent avec l’âge et l’évolution dans la hiérarchie. Ainsi, en moyenne, une femme cadre perçoit un salaire brut inférieur de 8,5% à celui d’un homme cadre, avec le même profil et un poste identique dans la même région, atteint 12,5% après 50 ans, et un écart de 14% pour un poste de direction d’entreprise. Le changement des pratiques à tous les niveaux reste nécessaire.

Sources :

World Economic Forum

http://reports.weforum.org/global-gender-gap-report-2014/

The Reykjavik Grapevine

http://grapevine.is/news/2014/10/28/iceland-first-in-gender-equality/

Ministère des Finances et de l’Economie d’Islande

http://eng.fjarmalaraduneyti.is/government_finance/gender_equality/

Les Echos

http://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-des-marches-publics/0204132802824-appels-doffres-les-debuts-timides-de-legalite-femmeshommes-1092190.php

L’Express

http://www.lexpress.fr/emploi/egalite-femme-homme-les-bonnes-pratiques-a-la-loupe_1099316.html

Syndicat Européen Trade Union

http://resourcecentre.etuc.org/gendertoolkit/#/initiatives/

Handicap.fr

http://informations.handicap.fr/art-entreprises-adaptees-unea-965-7485.php

Programme « Happy Men Share More »

http://www.laclairiereproduction.com/fr/happy-men


E&H LAB dans Le Monde : La vie au travail, à la tête d’une petite entreprise, jour après jour : Vive l’entrepreneuriat ! (3/5)

Liberté, autonomie, fierté, quels sont les leviers qui motivent ces dirigeants ? Durant plusieurs semaines, Le Monde leur donne la parole, pour qu’ils dévoilent leur quotidien en décrivant quelques-unes de leurs journées, leur engagement, leurs contraintes, leur moyen d’agir sur leur activité, sur l’emploi… Deza Nguembock raconte sa troisième journée.

Jeudi 5 février. 7 heures du matin, le réveil vient de sonner et il faut se lever sans tarder même si la nuit a été bien courte ; à peine 5 heures de sommeil à cause d’un dossier urgent à boucler. Une bonne douche pour m’aider à me réveiller et juste le temps de m’habiller et me maquiller, qu’il est déjà 8 heures. Un taxi, car ce matin, je n’ai envie ni de cogiter pour éviter les embouteillages ni de gérer un quelconque stress pour un parking.

Attendue pour participer à une table ronde, il ne faut surtout pas être en retard. Trouver une place de parking à Paris lorsqu’on est à mobilité réduite comme moi relève très souvent d’un exploit. Il m’arrive de tourner en rond des heures sans pouvoir parquer mon véhicule correctement : bonjour les PV…

Alors dorénavant, je fais appel soit à un taxi soit à un chauffeur privé pour tous les rendez-vous importants, où je risque des galères de parking. Un taxi gris m’attend en bas de mon immeuble lorsque je descends. Marie-Claire, une amie qui souhaite financer son entreprise est également là. Je l’ai encouragée à venir assister à cette dernière journée du Salon des entrepreneurs au Palais des Congrès pour qu’elle ait un maximum d’informations afin de sauter le pas.

Beaucoup d’embouteillages comme je l’avais imaginé, mais nous arrivons un peu avant 9 heures. J’ai rendez-vous entre autres avec Valérie Maury, de la Plateforme RH (ressources humaines), une structure innovante financée par la région qui accompagne les petites et moyennes entreprises en matière de ressources humaines.

Déjà un monde fou fait la queue lorsque nous nous engouffrons dans le hall. J’entends quelqu’un m’appeler « Madame Nguembock, vous êtes déjà là. Content de vous accueillir ». C’est Pierre Capron, responsable de Val-de-Marne Actif pour l’Initiative (VMAPI), une structure de financement qui m’avait octroyé un prêt d’honneur assorti de la garantie FGIF (fonds de garantie à l’initiative des femmes) sur un prêt bancaire.

Table ronde sur le financement aux entrepreneurs

Je suis invitée ce matin à participer à la table ronde sur les financements aux entrepreneurs. J’ai donc la lourde tâche de témoigner à double titre car ayant bénéficié aussi bien des services de financement de VMAPI que de l’accompagnement de la Plateforme RH. Les badges faits, je me dirige vers l’escalator et nous montons au troisième étage, direction la salle 343.

Il est 9 h 10, ce qui nous laisse une vingtaine de minutes avant le démarrage de la table ronde. Les participants commencent à arriver ; la salle se remplit ; l’animateur arrive. À 9 h 35, la table ronde démarre. Les six intervenants dont moi-même sont présentés les uns après les autres ; les prises de parole se succèdent et je clôture les débats.

Le refus de subir

Je présente rapidement les raisons qui m’ont amenée à entreprendre, à savoir mon refus de subir une discrimination au travail. J’ai d’abord essayé avec pas mal de difficultés de trouver un emploi à la hauteur de mes compétences et de mes aspirations professionnelles. Une fois quelque chose d’acceptable trouvé, les barrières de l’évolution de carrière se sont dressées et je n’ai pas eu d’autre choix que de réagir. Ma réaction a été non pas de me laisser sombrer dans la dépression, mais de créer ma propre activité. Ensuite, j’ai évoqué les difficultés que la plupart de jeunes créateurs rencontrent et les dispositifs qui peuvent s’offrir à eux pour relever le défi de réussir leur projet.

La Plateforme RH est pour moi un interlocuteur privilégié qui m’a accompagné dans des problématiques de recrutement (comment rédiger une offre d’emploi, la préparation à l’entretien d’embauche, les bonnes questions à poser, le cadre légal, la médecine du travail) la formation aux dirigeants (le droit du travail entre autres) ; mais c’est aussi un réseau important qui fait la mise en relation entre différents acteurs économiques.

Je termine mon speech avec le prêt d’honneur et la garantie FGIF dont j’ai bénéficié ; des aides précieuses qui m’ont servi pour soutenir ma trésorerie et faciliter l’obtention du prêt bancaire sans caution personnelle. S’ensuivent quelques questions puis rencontres avec les futurs entrepreneurs.

Des conseils en recrutement

Une future jeune fondatrice de crèche me demande des conseils pour préparer l’accueil d’enfants handicapés et l’embauche de personnel en situation de handicap. Rendez-vous calé, il est 11 heures, l’heure d’une nouvelle conférence dans la même salle : le branding et la stratégie de marque.

À la fin des prises de parole, je suis un peu perplexe car je viens de protéger ma marque « Piétinons les Préjugés » à mon nom suivant les conseils de mon interlocutrice à l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). Or je viens d’entendre qu’il vaut mieux déposer sa marque au nom de la société.

Juste le temps de faire quelques échanges de cartes de visite, il est déjà 13 heures ; il faut maintenant trouver un lieu pour se poser et déjeuner avant la prochaine conférence prévue à 14 h 30 que j’attends avec impatience : « Réussir sa campagne de crowdfunding ». Une file d’attente interminable dans le premier bistrot.

Pendant que je demande à mon amie Marie-Claire si je fais jouer ma carte de priorité, une serveuse annonce à tout le monde qu’ils sont en rupture de stock et qu’il faut aller ailleurs. On regarde le plan pour voir une autre option ; trouvée à l’étage en dessous. Là aussi il y a une grande queue, mais je me dirige directement en tête de queue et m’excuse auprès de ceux qui étaient déjà là en leur annonçant mon intention de passer en priorité. Marie-Claire est hésitante et je l’invite à me rejoindre sans gêne car nous sommes ensemble et ce serait ridicule que je me fasse servir et pas elle.

Trouver sa place

Toutes les places sont prises, nous finissons par manger devant le guichet fermé d’une agence de voyage. Je m’adosse sur le comptoir pour avaler ma pizza. À 14 heures, nous nettoyons notre table de fortune et nous nous dirigeons à l’étage supérieur pour voir quelques stands avant la conférence tant attendue.

Un stop rapide devant deux ou trois stands, et nous nous dirigeons vers la salle de la prochaine conférence pendant qu’il est encore temps car j’imagine qu’elle sera prisée. Il est à peine 14 h 15, et la salle est, en effet, archi-pleine. Dans l’amphithéâtre, plus aucune place du moins sur les vingt premières rangées, exceptée la première où est posée une note mentionnant « RÉSERVÉE ».

Marie-Claire commence à se diriger vers l’arrière de la salle, je lui annonce qu’on va prendre les places aux premiers rangs et peu importe si elles sont réservées, il faut bien qu’on pense aussi aux personnes handicapées. Quand je m’installe, une jeune femme du protocole vient me voir pour m’annoncer ce que j’ai déjà lu. Je lui dis que je suis désolée car je souhaite suivre cette conférence et je ne saurais le faire debout. Alors à moins qu’elle ne me trouve une autre place, je resterai là.

Elle m’apprend qu’elle ne peut pas m’autoriser à y rester : les places sont réservées à une ministre et son cabinet. On m’invite finalement à me déplacer sur la rangée à droite. La conférence commence avec quelques minutes de retard. Passionnante comme je l’avais imaginée. Bien que j’eusse déjà la plupart des informations données, les différents témoignages viennent conforter mon choix de me lancer dans quelques petites semaines dans cette audacieuse aventure.

Lancer la campagne de crowdfounding

Je prépare actuellement le lancement d’une campagne de crowdfunding pour financer une exposition urbaine autour de « Piétinons les Préjugés ». Echange de cartes de visite à nouveau ; je tiens à prendre la carte des cofondateurs ou dirigeants de certaines plateformes qui vont me servir prochainement. Petits échanges avec quelques personnes et nous retournons voir les stands.

Pendant la visite, je rencontre plusieurs personnes qui me reconnaissent ; ça fait plaisir. Il n’est pas loin de 18 heures lorsque nous décidons de prendre congé. Cinq minutes de marche, le temps d’aller à l’extérieur et de chercher une borne de taxi et hop, destination chez moi où j’arrive autour de 18 h 30. Le temps d’une pause et je suis devant l’ordinateur pour répondre aux mails urgents entre 19 et 20 heures.

À 20 heures, je m’arrête une quarantaine de minutes avant de me replonger dans le dossier crowdfunding pour en finaliser la stratégie, revoir la notoriété des différentes plateformes correspondant à ma sensibilité et à mon projet. J’écris ensuite quelques mails pour fixer dans les esprits ma rencontre avec quelques personnes au salon.

À 1 h 20, j’éteins l’ordinateur.


Propos recueillis par Margherita Nasi

Lien vers l’article :

http://www.lemonde.fr/emploi/article/2015/02/26/la-vie-au-travail-a-la-tete-d-une-petite-entreprise-jour-apres-jour-vive-l-entrepreneuriat-3-5_4584168_1698637.html

A lire aussi :

http://www.lemonde.fr/emploi/article/2015/02/13/une-journee-dans-la-vie-de-deza-nguembock-fondatrice-de-e-h-lab_4576333_1698637.html

http://www.lemonde.fr/emploi/article/2015/02/13/une-journee-dans-la-vie-de-deza-nguembock-fondatrice-de-e-h-lab_4576333_1698637.html


L’accessibilité universelle : encore du chemin à parcourir


Alors que l’échéance de l’application de la Loi de 2005 a été reportée, à travers la mise en place d’agenda d’accessibilité programmée (Ad’Ap), certaines institutions se sont emparées du sujet. Petit tour d’horizon des bonnes pratiques en France et à l’international à l’occasion des 10 ans de la Loi du 11 février 2005.

Loi de 2005 : 10 ans après, où en sommes nous ?

La Charte de Paris pour l’Accessibilité universelle, adoptée à l’unanimité lors du 38e congrès de la Fédération des APAJH*, le 21 juin 2014, définit l’accessibilité universelle comme l’accès à tout, pour tous, dans tous les domaines de la vie : l’accès à l’école et à l’université, à l’emploi, à la citoyenneté, au logement, aux loisirs, au sport, aux vacances, à la culture et aux médias, l’accès aux soins et l’accès à une vie affective, à l’intimité et à la sexualité.
Quelles sont les bonnes pratiques pour rendre ces domaines accessibles aux personnes portant différents types de handicap ?

Quelques bonnes pratiques en France et à l’international

- L’accès à la vie scolaire et universitaire
En France, les universités se dotent de pôles handicap permettant d’accueillir les étudiants en situation de handicap et de les accompagner dans leurs parcours de formation. A l’international, les universités, à l’instar de l’Université d’Oxford, qui répond aux besoins spécifiques des étudiants par un service dédié et propose des bourses. Par ailleurs, en accord avec le Americans with Disabilites Act, les universités américaines mettent leurs locaux en accessibilité, proposent des plans des salles et services accessibles, disposent d’un site Internet accessible, et fournissent des ressources additionnelles si nécessaire.

- L’accès aux loisirs, au sport, aux vacances, à la culture et aux médias
Faisant figure de bon élève en France, le Musée du Quai Branly a mis en place des dispositifs et aménagements permettant d’intéresser tous les publics et de prendre en compte tous les handicaps (des vidéos sonorisées, en LSF et sous-titrées, des fiches de salles, des textes descriptifs en braille et gros caractères, accompagnés d’un commentaire sonore,… ).

Dans le domaine du sport, une démarche pour rendre le stade G. Guichard à Saint-Etienne accessible à tout type de handicap a été amorcée lors de sa réhabilitation pour accueillir l’Euro 2016. Un groupe de travail a spécifiquement été chargé de travailler sur l’accessibilité aux personnes handicapées mentales, avec comme axe de travail retenus : la facilitation de leur autonomie et la mise en place d’un accueil et d’un accompagnement dédié. Cela s’est matérialisé notamment par un cheminement séparé de l’entrée des supporters « ultras », avec des comportements à risque et une signalétique simplifiée avec des formes et des couleurs.

Au Canada, Kéroul a pour mission de rendre le tourisme et la culture accessibles aux personnes à capacité physique restreinte. Interlocuteur privilégié de Tourisme Québec, Kéroul informe sur le tourisme et la culture accessibles et en fait la promotion. L’organisme travaille en concertation avec les gouvernements et les entreprises privées pour accroître l’accessibilité des lieux et de l’accueil.
Kéroul a notamment lancé un sommet mondial Destinations pour tous, auquel 31 pays étaient représentés et qui a abouti à la signature d’une déclaration pour Un monde pour tous, comportant 40 mesures permettant de mettre en œuvre les recommandations de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT).

En matière d’accessibilité, l’une des contraintes à prendre en compte – et sur laquelle les institutions pèchent – est la conservation du patrimoine historique. Lund, l’une des plus vieilles villes de Suède, ville étudiante et bassin d’emploi important, a allié accessibilité et conservation du patrimoine, avec notamment des bandes pour fauteuils roulants implantées sur les rues pavées.

La maison d’édition australienne Lonely Planet a notamment créé un e-Book sur Melbourne accessible : une bonne pratique d’une entreprise qui a saisi les enjeux commerciaux qui peuvent être générés par l’ouverture à toutes les cibles.

- L’accès au travail, en hôpital
« Handicap et travail, retrouvez le sourire. Parlons-en ! » : le nouveau slogan destiné au personnel du Centre hospitalier Guillaume Régnier à Rennes depuis décembre 2014. L’hôpital, qui gère un important dispositif de soins en santé mentale, a décidé d’accompagner également les souffrances de son personnel, souvent négligées dans ce domaine.
Les résultats sont convaincants : le centre hospitalier passe de 2,97 % de BOE en 2011 à 5,22 % en 2013, avec pour objectif l’atteinte du taux règlementaire de 6 %. Récemment, un ergonome, recruté à mi-temps, a rejoint la CAMP. Mais, surtout, aujourd’hui, l’ensemble du personnel reconnaît la qualité du travail accompli par leurs collègues handicapés.

- L’accès aux soins et à la santé pour tous
La National Health Service (NHS) en Ecosse a développé, depuis 2006, un guide des pratiques à mettre en place pour ouvrir l’accès aux soins aux personnes ayant des difficultés d’apprentissage. Il explique les procédures à suivre pour pallier à certaines difficultés de langage et pour s’assurer de bonne compréhension des patients.

- L’accès à une vie affective, à l’intimité et à la sexualité
Le dispositif « Handy Love », de la Compagnie Théâtrale des 3i, permet aux structures médico-sociales d’appréhender la question de la sexualité avec les personnes qu’elles accompagnent à travers un outil pédagogique comprenant un DVD interactif, un guide d’accompagnement, une mallette de prévention, pour tout type de handicap. L’ensemble s’accompagne d’une formation qualifiante permettant l’animation des séances de prévention.


Si pour arriver à une accessibilité universelle, enjeu social majeur et opportunité de croissance économique que certains ont su saisir, le chemin reste long à parcourir, les organisations qui font preuve de bonnes pratiques montrent que la prise en compte de l’accessibilité est d’abord une question de volonté, avant de penser aux moyens à mettre en œuvre. La notion de « faire-ensemble » est également indispensable pour prendre en compte de manière efficace l’ensemble des problématiques qui peuvent se poser. C’est en intégrant les personnes en situation de handicap, expertes ou qui vivent ces situations au quotidien, dans le processus global lors de la conception ou de la réhabilitation du bien ou service (de l’identification des problèmes potentiellement rencontrés, l’élaboration du cahier des charges, jusqu’à l’évaluation du suivi des recommandations) que nous pourrons aboutir à une accessibilité de tout, par tous et dans tous les domaines de la vie en collectivité.

* APAJH : Association pour adultes et jeunes handicapés, reconnue d’utilité publique.

SOURCES :

- Le Nouvel Obs : http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20140401.AFP3808/accessibilite-aux-handicapes-le-nord-de-l-europe-cite-en-exemple.html

- BFM TV : http://www.bfmtv.com/societe/handicap-et-accessibilite-la-france-est-tres-en-retard-mais-852061.html

- Le Parisien : http://www.leparisien.fr/laparisienne/sante/accessibilite-aux-handicapes-le-nord-de-l-europe-cite-en-exemple-01-04-2014-3730953.php

- Kéroul : http://www.keroul.qc.ca/sommet-mondial-2014.html

- Musée du Quai Branly : http://www.quaibranly.fr/fr/musee/le-musee-sur-mobiles-et-tablettes.html

- Lonely Planet : http://www.lonelyplanet.com/accessible-melbourne


Pour plus de 2 Français sur 3, l’Etat et les entreprises ne s’impliquent pas suffisamment pour faire reculer les discriminations à l’égard des personnes handicapées

Dans le cadre de la campagne Piétinons les Préjugés, lancée début novembre 2014 sur le Parvis de l’Hôtel-de-Ville de Paris, l’agence E&H LAB a pris la mesure des perceptions des différents handicaps à travers un questionnaire sur les idées reçues et une enquête sur « la perception des personnes en situation de handicap par les Français » réalisée en amont par BVA pour E&H LAB. Ces deux consultations de l’opinion publique montrent la nécessité de sensibiliser la société sur les réalités de vie de personnes en situation de handicap à travers les thématiques de l’épanouissement, la famille, la sexualité, la mobilité, l’accessibilité, l’intégration et l’évolution de carrière.

Implication, intégration et discrimination

Selon l’enquête « La perception des personnes en situation de handicap par les Français » réalisée par l’institut BVA pour l’agence E&H LAB en octobre 2014, auprès d’un échantillon de 1261 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, 86 % des personnes interrogées estiment que les personnes handicapées ne sont pas assez représentées dans la classe politique française. 67% estiment que l’Etat et 71% que les entreprises ne s’impliquent pas suffisamment pour faire reculer les discriminations à l’égard des personnes en situation de handicap.
Par ailleurs, si 76 % des sondés pensent que les travailleurs handicapés sont performants, leurs carrières sont jugées complexes : pour 44%, ils sont difficiles à intégrer en entreprise et ne peuvent pas facilement évoluer ou être promus d’un poste à un autre ; un chiffre qui passe à 34% seulement pour les cadres.

Accessibilité : une faille fortement perçue par les Français

Alors que la loi du 11 février 2005 s’apprête à fêter ses 10 ans et que l’échéance initiale de 2015 sur l’accessibilité des transports et des lieux publics, une des conditions de l’égalité des chances, a été repoussée, les Français perçoivent la faille de l’accessibilité : pour 65 % les personnes handicapées ne peuvent généralement pas se déplacer en ville de façon autonome et pour 72 % dans les transports en commun. Mais le fait de côtoyer des personnes en situation de handicap augmente la perception des difficultés rencontrées : ce pourcentage atteint 77 % pour les personnes qui côtoient régulièrement les personnes en situation de handicap (contre 66 % pour des personnes qui n’en côtoient jamais).

Piétinons les Préjugés : une campagne de sensibilisation d’intérêt général

Selon 81% des sondés, une personne en situation de handicap est une charge lourde pour sa famille, alors que seulement 24% estiment que les handicapés ne sont pas « sexy ». Des chiffres qui montrent la nécessité de faire évoluer les perceptions sur les personnes en situation de handicap en déconstruisant les idées reçues. Un objectif que s’est fixé l’agence E&H LAB à travers sa campagne Piétinons les Préjugés dont le lancement a été soutenu par les groupes Orange et Malakoff Médéric entre autres. Les installations éphémères, une bulle rouge, un dispositif tactile au sol et une exposition d’une série de personnages dessinés au trait, seront visibles dans plusieurs villes nationales en 2015. Pour prolonger la sensibilisation à Paris et en Ile-de-France, une campagne de street art, à travers des graffitis sur les murs autorisés et de l’affichage urbain, sont prévus.


Piétinons les Préjugés : une première sur le Parvis de l’Hôtel-de-Ville de Paris et une belle suite pour 2015

Du jeudi 6 au dimanche 9 novembre, la presse et le grand public ont été invités à piétiner les préjugés sur le Parvis de l’Hôtel-de-Ville de Paris : une première pour une campagne de street art sur le handicap. Les résultats très positifs tant en termes de fréquentation qu’en implication de l’ensemble des publics ciblés encourage la poursuite des actions en 2015.

Plus de 3 000 personnes ont pénétré dans la bulle pour se confronter aux images inspirées des idées reçues sur le handicap et environ 4 000 personnes se sont amusées à piétiner les bornes tactiles au sol pour faire changer les messages affichés sur l’écran géant. On estime à plus de 5 000 le nombre de personnes impactées par ces deux dispositifs : enfants, adultes et jeunes, valides et personnes en situation de handicap, Parisiens, touristes Français et étrangers, tous se sont unis pour piétiner les préjugés aux handicaps.

Et la suite ?

Des retours positifs de participants venant de toute la France, mais aussi du Danemark, de la Norvège, d’Espagne, du Portugal, de la Russie, des Etats-Unis, du Canada, du Liban, de Hong Kong et de Taiwan confortent l’agence E&H LAB dans sa volonté de déployer cette campagne dans d’autres villes en France et à l’international en 2015.
Les Parisiens et Franciliens ne seront pas en reste : une campagne de street art, à travers des graffitis sur les murs autorisés et de l’affichage urbain sont prévus.

Piétinons les Préjugés sera également déclinée au sein des entreprises partenaires, Orange et Malakoff Médéric, mais également d’autres entreprises pour poursuivre la sensibilisation des collaborateurs sur le handicap et la diversité plus globalement.


L’art d’être différent : histoires de handicaps

L’ouvrage collectif L’art d’être différent : histoires de handicaps, un projet de l’Association pour le Rayonnement d’Esthétique et Handicap qui paraît aux Editions érès ce jeudi 22 janvier, traite de la question de la parentalité des personnes en situation de handicap avec un double regard sur leur relation avec leurs propres parents et les rapports avec leurs enfants pour certains.

« Petite, je ne pensais pas avoir un enfant un jour. Et il y avait tellement cette sentence de l’adulte que le jour où tu peux et où tu as le droit, tu vas presque leur demander l’autorisation. Ça cristallise tellement d’inquiétudes de leur part. Mais c’est dans une relation à deux que la question s’est posée. » (Lalie Segond)

L’ouvrage L’art d’être différent : histoires de handicaps, un projet de l’AREH, prolonge le film documentaire Miroir de mon âme réalisé par Deza Nguembock en 2011.
On y retrouve les témoignages de Nicolas Bissardon, Marie Decker, Deza Nguembock et Benoît Walther, auxquels s’ajoute celui de Lalie Segond. Complétant l’image cinématographique, ce livre laisse à voir : les cinq protagonistes, vivant avec un handicap physique, livrent, dans leurs entretiens avec Blandine Bricka, des propos approfondis, creusés vers l’intime. Ils abordent, toujours sans pathos, leurs ambitions, leurs rêves, l’apprivoisement de leurs corps différents, le rôle joué par leur entourage dans leur développement et la relation qu’ils entretiennent avec les autres, amis conjoints ou enfants. Tous témoignent de leur bien-être dans une parole fluide, légère et libérée.
Cet ouvrage co-financé par l’agence E&H LAB et la Fondation de France, est publié aux Editions érès.

Informations pratiques :
176 pages – 20 x 20 – 20€
ISBN : 978-2-7492-4662-8
En librairie le 22 janvier 2015 chez érès


Trophées APAJH 2014 : Une 10e édition placée sous le signe de l’accessibilité universelle

Les Trophées APAJH 2014 se sont déroulés le lundi 17 novembre au Salon du Carrousel du Louvre : une 10e édition festive qui met à l’honneur l’accessibilité universelle, définie comme l’accès à tout pour tous. Ce prix symbolique a été remis sur scène par Deza Nguembock. Retour sur une soirée riche en événements.

Animée par la présentatrice Virginie Guilhaume, cette édition s’ouvrait résolument à tous et avait un enjeu particulier comme l’a indiqué Jean-Louis Garcia, Président de la fédération des APAJH, dans son discours d’ouverture. Près de 1 500 spectateurs étaient réunis au Carrousel du Louvre pour assister à l’anniversaire des 10 ans des Trophées APAJH.


Cinq lauréats ont été primés :

- Trophée Accessibilité universelle : la Compagnie Théâtrale des 3i (CT3i)

La Compagnie Théâtrale des 3i (CT3i) est récompensée pour son dispositif « Handy Love », permettant aux structures médico-sociales d’appréhender la question de la sexualité avec les personnes qu’elles accompagnent à travers un outil pédagogique comprenant un DVD interactif, un guide d’accompagnement, une mallette de prévention (poupées éducatives, BD Photos pour personnes privées d’expression verbale…). L’ensemble s’accompagne d’une formation qualifiante permettant l’animation des séances de prévention.

Le report de la loi de 2005 en matière d’accessibilité, qui aurait dû être appliquée en janvier 2015, avec la création du principe des agendas d’accessibilité programmée (Ad’AP), font de l’accessibilité universelle le prix phare de cette 10e édition. Deza Nguembock, directrice de l’agence E&H LAB, est montée sur scène aux côtés de Claire Lise Campion, Sénatrice de l’Essonne, pour remettre « ce prix emblématique ».

- Trophée Ville citoyenne et Service public : la ville de Metz

La ville de Metz est primée pour son initiative visant à garantir le droit de vote pour tous. La municipalité s’est mobilisée pour rendre accessible les bureaux de vote aux personnes en situation de handicap, quel que soit le handicap et a également élaboré un référentiel permettant la mise en ligne de toutes les informations relatives à l’accessibilité des bureaux de vote.

- Trophée École et Culture : le Musée du Quai Branly

Le Musée du Quai Branly a mis en place des dispositifs et aménagements permettant d’intéresser tous les publics et de prendre en compte tous les handicaps (des vidéos sonorisées, en LSF et sous-titrées, des fiches de salles, des textes descriptifs en braille et gros caractères, accompagnés d’un commentaire sonore,… ).

- Trophée Sport : l’École l’Odyssée

Le Trophée Sport récompense l’École l’Odyssée, créée en 1994 et basée à Sète, pour son action visant à ouvrir la pratique de la plongée sous-marine à tous.
Toutes ses activités – plongée enfant, apnée, nage en eaux vives, photographie sous-marine, archéologie… – sont accessibles aux personnes en situation de handicap moteur, sensoriel, intellectuel, mental et psychique.

- Trophée Entreprise citoyenne : le groupe « Ethik Investment »

Notamment connu pour ses restaurants et spas dans le noir, le groupe « Ethik Investment » a reçu le Trophée Entreprise citoyenne. L’objectif est d’offrir au public une expérience sensorielle unique, dans laquelle les personnes en situation de handicap visuel deviennent nos yeux. Des œnologues et des spécialistes gastronomiques en situation de handicap apportent leur expertise à ce concept.

Un Trophée d’Honneur spécial a été remis à l’équipe du film « De Toutes Nos Forces », de Nils Tavernier, avec l’acteur Fabien Héraud.

Une soirée très festive

Yannick Noah, parrain de cette 10e édition, Carmen Vega et la troupe du spectacle Mistinguett ont ensuite mis le feu aux poudres du Carrousel du Louvre.

Parmi les artistes présents figuraient également le chanteur Grégoire, Phil Barney, Louisy Joseph (ex du groupe L5 qui mène une carrière en solo), Thierry Pastor ou encore Richard Sanderson (interprète de “Reality”, la cultissime bande originale de « La Boum »).
Cette deuxième partie, musicale, était animée par deux chanteurs de Tale of Voices, un groupe a cappella révélé par « la France a un incroyable talent ». Pour mettre en avant la diversité des talents et le partage, chacun parrainait des artistes handicapés de l’APAJH.

Plus d’informations sur les Trophées APAJH : http://www.trophees.apajh.org/


Ensemble, Piétinons les Préjugés !

Afin d’interpeller le grand public sur les préjugés liés aux handicaps, de créer une résonance entre les problématiques de la diversité en entreprise et le bassin d’emploi, et de lutter efficacement contre les discriminations aux handicaps, l’agence E&H LAB lance « Piétinons les Préjugés » : sa 4ème campagne de sensibilisation qui sera déployée en plusieurs temps.

Après un lancement réussi à Gentilly, la prochaine étape est l’inauguration officielle sur le parvis de l’Hôtel-de-Ville de Paris, du 7 au 9 novembre 2014. Des installations artistiques, dont une bulle et un dispositif tactile au sol pour « Piétiner les Préjugés », permettront aux participants d’être acteurs et au cœur du processus de changement des perceptions sur les handicaps.

Jean-Louis Garcia, Président de la Fédération des APAJH et parrain officiel de la campagne Piétinons les Préjugés, dénonce les préjugés qui classent et stigmatisent, rabaissent et excluent les individus.
C’est en agissant ensemble, en essayant de se défaire d’a-priori ravageurs que nous pourrons faciliter l’inclusion de l’ensemble des diversités dans la société et dans les entreprises.

En partenariat avec les groupes Orange et Malakoff Médéric, la campagne est soutenue par des acteurs institutionnels, à l’instar de la Chancellerie du Ministère de la Justice, de la ville de Paris et de celle de Gentilly. Le groupe France Télévisions et le site d’information handicap.fr apportent un soutien médiatique à la campagne.

Toute l’équipe de l’agence E&H LAB vous donne rendez-vous du vendredi 7 au dimanche 9 novembre, sur le parvis de l’Hôtel-de-Ville à Paris pour venir « Piétiner les Préjugés » avec elle !